01/02/2009
Amphigouri
"Je ne savais pas s'il y était ou s'il s'agissait simplement d'un hématome culturel, sachant bien que culturel est surtout l'effet de la culture. Quoiqu'il en soit, moi-même et mon gourbi n'avions pas choisi l'endroit pour sa multiplicité spatiale. Entendons nous bien, spatiale n'ayant rien de commun avec les étoiles ou autres phénomènes cosmiques. De mémoire, nous avions surtout apprécié les coloris de la lumière et les sons atténués. Pas que le bruit soit handicap mais il semble que cela s'entend tout bonnement.
Indubitablement, parce que tout effet de surprise est avant tout un choix plus qu'un devoir, nous regardions. Et le problème se posait toujours de la même manière, comme un robinet qui part à l'heure du train. Enfin vous savez bien. Y était-il ou parlions-nous d'une synthèse artistique politico-médiatico-post libido contemporain ?
Il s'agissait d'une tâche bleue sur fond rouge sur quelques pistils ocre jaûnatre.
Alors y était-il vraiment l'artiste, dans l'abnégation créatrice ?
Jacques Jalli, critique d'art."
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- Un amphigouri désigne un discours ou un écrit confus et obscur
12:20 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poème
13/07/2008
Anaphore
Coulis d’épigones, chagrin d’appareil, mais où sont les saltimbanques
Coulis dépoli, obséquieux impolis, mais où vont les cancres
Coulis d’accalmie, l'opprobre dégluti, où es-tu l’impertinence
Coulis d’ostracisme, de rebuts intrépides, qui es-tu indépendance
10:42 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poème, politique, actualité
01/09/2007
Royaucratie
Tous occupés à épousseter, à graisser le sens pileux
Ne vivant plus que pliés, inclinés, que même l’âme s’en émeut
« Avez-vous entendu ses paroles mélodieuses ?
L’avez-vous vu, fustigeant vils et calomnieuse ? »
Ne vivant plus que pliés, yeux fermés, que même la langue s’emmerde
Et lui,
Annexant de nouveaux symboles jusqu’à ce que désobéissance se perde
« Il se peut que l’on ne m’aime pas
Je comprends ; c’est courageux de se cacher dans les bois »
Ne vivant plus qu’entouré de saltimbanques,
De fous
Revenus d’au-delà des montagnes
Tous occupés à compter, sortant de leur planque
Que voulez-vous
Ne perd pas celui qui gagne
« Avez-vous peur ? »
Quelque part ici, dans une royaucratie,
Tous occupés à épousseter, pliés, inclinés.
12:55 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, poeme
24/07/2006
En mémoire d'A. Lee
"... For the moon never beams, without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;"
Il se peut qu'aujourd'hui le jour se lève pour rien
Que les goules et autres créatures crépusculaires
Se soient données rendez-vous dans un silence fievreux, là
Où les songes vaporeux alignent leurs dernières salves
Que le matin soit !
Il se peut que ces sordides hystériques aiment à nous courber l'échine
Que notre appendice de vie en soit réduit
Oubliés le frôlement satinés, les souffles saccadés, la chaleur humide
D'avant la nuit !
Que le matin soit !
Il se peut que la clameur de l'aube éponge nos yeux asséchés
Que les goules et autres créatures crépusculaires
Repartent mielleuses et honteuses dans leurs abysses oniriques.
Retrouvé, le hâle chatoyant de mon enchanteresse !
Et l'oeuvre d'Edgar Poe à nos chevets.
Il se peut qu'aujourd'hui le jour se lève pour nous.
16:04 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poème









