07/05/2008
Cataplasme
Nous n'avions pas prévu cela,
Une illusion, un clair obscur ou la rumeur d'un crime
Non, nous n'étions pas prévus pour ça
Nous gambadons, nous chatoyons, nous califourchons,
Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Quel est le phénomène, la génèse de toute cette merde ?
Parce qu'il faut se l'avouer, nous n'étions pas conçus comme ça
Le père nous appris l'humour et la mère l'amour
Nous nous souvenons, ils ne nous ont pas expliqués ça
Nous grelottons là sous nos cartons
Et jusque quand il faudra pleurer toute cette merde ?
19:04 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie
02/11/2007
Comme un parfum d'aldéhyde
Tout d'abord la caresse.
Elle est là, légère entre mes doigts.
Lascive.
Une taille divine.
Elle est si bien roulée qu'aucune aspérité ne vient en contrarier mes chatteries ...
J'écarte légèrement l'index du majeur de manière à la laisser partir vers le sol,
puis d'un coup sec du pouce je la ramène à sa position initiale.
Puis le parfum.
Au début, une odeur âcre, puis peut être un peu de vanille ou de réglisse.
Nul besoin qu'elle soit chaude pour m'enivrer
Je sens déjà les muqueuses à l'affut, les alvéoles résignées
Je ferme les yeux et me souvient
J'approche mes lèvres
Enfin le touché
Elle y trouve sa place de suite, comme si
Elle aussi se souvenait
Ma langue la taquine, je pince les lèvres doucement
Je craque,
Une allumette
Approche
Je la repousse violemment, la brise au creux de la main
Jette le tout
Souffle l'allumette
34ème jour sans tabac.
12:45 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie
07/08/2007
OGM
Poème proposé chez Ambroise ...
Ça n’est pas ta sève sans goût, arbre sans histoire, que je redoute mais la pauvreté du sourire de tes nœuds.
Je voyage de branches en branches, ne regardant vers le sol que pour mieux évaluer ma crainte
Tu es mon laboratoire, mon éprouvette, mon calibre, je me mesure à toi, arbre sans âge
J’épouse tes mouvements venteux sans réelle stratégie chorégraphique,aurais-tu oublié la jeunesse de tes pousses ?
Nous sommes bien sur ta cime, arbre sans odeur, effleurés de lumière et peuplés de regard
Je ne suis qu’une superposition d’atomes,
comme toi
Serions-nous suspect de ressemblance factice ?
19:45 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie
31/07/2007
Slience
09:50 Publié dans Un peu des autres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, jazz
24/07/2007
Melancholy
C'est comme une empreinte dans le sable frais Les grains qui glissent doucement au fond de la cavité Elle reste malgré tout, le temps d'une marée Jusqu'à léchée par l'écume, elle disparait, noyée On peut l'entendre, sournoise, cette mélancolie Qui attend, perfide, que la vague l'ait choisie Et puis l'eau se retire, laissant un goût salé, une insomnie Demain la mer sera chaude et d'huile, une accalmie.
09:24 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie
30/06/2007
Haïku III
19:40 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie
13/06/2007
Matcholosophie
Elles sont belles, là agitées comme des pucelles. Nous le voyons bien. Il s'agit d'un cas typique de transmutation. Vous ne trouvez pas ? J'aime la chimie des phéromones, l'attirance moléculaire. Nous observons, elles se laisseraient bien aller à quelques engouements, à quelques débords.
Thèse. Il est des vides qu'il faut combler, des points que j'ai et d'autres. Des appels en silence à la puissance.
Anti-thèse. Il est des envies qu'il faut combler, des portes qu'il faut garder ouvertes. Des inquiétudes de la puissance.
Synthèse. Nous nous suffisons à nous même. Homme de bienséance et Femme de bienfaisance. Y aurait-il quelqu'un d'autre ?
J'entends gémir de ci de là quelques prunelles, mais j'y suis.
(...)
Hors sujet.
22:30 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie
07/06/2007
Il faut que je pleure
Il faut que je pleure. J'ai le droit. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas. Là. Il faut que je pleure.
Je ne suis pas triste, j'ai simplement besoin de libérer les glandes lacrymales. Elles peuvent.
J'ai vu des choses horribles, mais ça n'est pas ça. Quelques enfants qui meurent, quelques maisons qui tombent, mais ça n'est pas ça.
On m'a quitté, insulté, humilié, mais j'ai tenu bon, j'ai souri voire m'esclaffé et là il faut que je pleure.
Ca n'est pas de la joie, non surement pas.
Je pense à demain.
Il faut que je pleure parce que demain, je ne connais pas.
Et j'ai peur.
Et j'ai pleure.
22:45 Publié dans Juste des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie
09/05/2007
My light
J'ai laissé passer quelques étincelles,
Quelques onces de lumières.
Je n’étais pas prêt
J’étais englobé
Hypnotisé
Électrifié
Au néon tamisé
Elle s’est chatoyée
Tungstène, vide et poussières
J’ai ébloui ce qui me restait d’elle.
22:45 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poesie
22/04/2007
Intime
Nous avons dansé, plus qu’il ne fallait,
Sur nos ombres et nos plaies
Tout est si décimé,
incisé
C’est dans l’intime …
C’est dans l‘intime …
Je m’suis réfugié
Nous avons pansé, tout c’qui dépassait,
C’ n’est pas nous qu’on effraye
Ô supplice intriguant
Ô calice distrayant
C’est dans l’intime …
C’est dans l’intime …
J’ai perdu pied
Nous avons chassé, écouté les attraits
Plasma chatoyant et fenêtres aimantées
Mais tout a disparu
Tout au fond du jus
C’est dans l’intime …
C’est dans l’intime …
Parfois je renais
Ô supplice intriguant
Ô calice distrayant
Ô matrice impliquante
Ô milice inquiétante
C’est dans l’intime …
C’est dans l’intime …
Qu’on nous a fait.
10:27 Publié dans Prose et autes verbes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poesie, parole








